Après une tempête, la tentation est grande de « raccourcir » tout l’arbre pour être tranquille. C’est l’étêtage : on coupe la cime et les grosses branches à la même hauteur. Le résultat paraît net quelques mois, puis l’arbre réagit en lançant des dizaines de rejets verticaux. Ces repousses poussent vite mais restent mal attachées au bois ancien. Dix ans plus tard, elles sont lourdes et cassent au premier coup de vent, exactement ce qu’on voulait éviter.
Les grosses plaies laissées par l’étêtage cicatrisent mal et laissent entrer les champignons. Le bois se dégrade de l’intérieur, souvent sans signe visible.
En urgence, nous coupons donc ce qui est cassé ou fendu, au bon endroit, près d’une branche secondaire saine. La forme générale du houppier est conservée. Si l’arbre a besoin d’être rééquilibré, une taille douce ou une taille de formation est proposée dans un second temps, hors période de nidification, une fois le danger écarté.